19 juin 2013

Française et fière de l'être!

Je ne comprends pas pourquoi tant de gens détestent Baudelaire. Même si mon avis n'est pas vraiment objectif vu que c'est mon poète préféré, je ne conçois pas que l'on puisse détester ainsi autant un auteur, surtout un poète car quel qu'il soit, il fera forcément au moins un poème qui pourra plaire. J'ai conscience que la poésie est quelque chose de peu apprécié en général dans notre société. C'est une forme de littérature qui demande une sorte de lenteur dans la lecture et dans la compréhension et notre monde veut toujours aller plus vite. C'est donc incompatible.

Je parle de Baudelaire mais il en est de même de Rimbaud, de Paul Eluard ou Apollinaire. Je ne parle même pas de Hugo ou de Du Bellay... C'est la même chose pour tout les poètes. Quand je dis que mon livre préféré est Les Fleurs du Mal, les gens me regardent avec des yeux ronds. Oui, j'aime la poésie, la vénère même car pour en faire il faut montrer une attention minutieuse aux petits détails qui peuvent sembler insignifiants mais qui transportent toute la magie de la vie. C'est quelque chose d'important et de sublimateur dans nos pensées. Je connais peu de gens qui aiment cet aspect. Ils préfèrent les romans, ou les bande-dessinées.

En même temps, je ne suis pas très difficile, j'aime toute littérature, toute poésie, je lis même des essais du moment que le sujet me parle un tant soit peu. L'amour des lettres se perds tout de même de plus en plus malgré la baisse du nombre d'analphabètes en France. C'est dommage. C'est une grande partie de notre culture qui repose sur cet art. Car c'est de l'art. Le français a toujours été considéré comme la langue raffinée par excellence. Ce n'est pas pour rien. Cette langue est compliquée, laborieuse à apprendre pour des étrangers, elle possède nombre de mots complexes, longs, magnifiques et nobles. Mais c'est une langue de plus en plus marginalisée même au sein de son propre pays.

Rejeter la littérature, la poésie et la langue, c'est rejeter ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce qui a donné cette image de la France dans le monde, c'est rejeter tout ce qui est beau dans les mots que l'on vulgarise de plus en plus. Moi-même, je parle beaucoup moins bien français que je ne le devrais, c'est pourquoi je m'efforce de m'améliorer. Mais je fini toujours par perdre foi. Dans une société où utiliser les mots "atterrée" ou "lassée" vous fait être regardée par des adultes comme une extra-terrestre, j'ai toutes les raisons d'avoir peur ne croyez-vous pas?

Je m'inquiète pour l'avenir de notre langue et de notre culture. Surtout pour quelqu'un qui adore s'amuser avec les mots, les tournures de phrases et les sons de notre langue comme moi. J'ai beau savoir à peu près parler anglais, j'évite au maximum d'utiliser des anglicismes quand je parle ou quand j'écris, même à mes amies. Je fais des efforts à ma petite échelle mais cela me fait beaucoup de bien, au moins au moral.

15 juin 2013

Etonnement

Je poste souvent ces dernier temps mais en fait là, c'était juste pour mettre une image gif qui m'a parlé.





J'ignore pourquoi mais cette image me parait juste superbe et complexe. Pourquoi les oiseaux volent-ils ainsi dans tout les sens? Sont-ils affolés, perdus? Cette ambiance un peu glauque doit-elle faire peur ou intriguer? Liberté? Horreur? Vol? Changement?
Cette image m'inspire, ça arrive parfois et on en ignore la raison. Voilà qui est bien étrange.

14 juin 2013

BAC, ou les trois lettres de la mort

Alors, je vais être chiante mais ce truc de m***** m'obsède comme c'est pas possible. J'ai affreusement peur de mon avenir une fois que j'aurais passé cet examen de m***** et que je serais en vacances d'été (damnées vacances) et que je me préparerait à entrer à la fac. Bon, un point positif, je suis acceptée à la fac de lettre. Ouf. Mais ça me fait un autre point de stress.
Comment sera la fac? Vais-je m'y plaire? Vais-je réussir (par le plus grand des miracle) à m'y faire des ami(e)s? Cette dernière question est celle qui m'obsède le plus je crois parce que j'ai jamais (et je n'exagère pas) été douée pour me faire des amis.

J'ai un caractère absolument insupportable, je suis égocentrique et bizarre. Je raconte toujours ma vie. Je n'arrive pas à me taire, il faut toujours que je raconte tout à tout le monde. Même si tout le monde s'en contrefiche royalement. Je suis donc limite asociale parce que je n'arrive pas à me faire des amis facilement.
Et après j'ai la constante sensation de gêner, d'être de trop. Donc je me renferme sur moi et je peux donc passer en l'espace de deux heure à la fille ultra-extravertie qui rigole trop fort et dit des trucs de merde à la fille ultra-introvertie/timide qui dit rien ou qui place des trucs bien cynique/salés/ironique/limite aggressifs à des moments stratégiques des conversations et qui se met à l'écart automatiquement. Je suis donc affreusement lunatique quand j'essaye de me confronter à des comportements sociaux dits "normaux". (D'où le titre de mon blog) Oh, et je suis douée pour blesser les gens avec les mots, sans faire exprès. Donc il arrive que des gens ne veulent plus me parler d'un coup, comme ça, boum, et je comprends pas pourquoi. C'est problématique vous en conviendrez.

En plus, je recherche toujours à côtoyer les gens qui sortent de la norme, autant dans le mode de pensée, dans les vêtements et dans tout ce qui touche les "normes". Je hais les normes. Voilà, c'est dit. En plus je suis ronde, pas très grande, blanche comme un cul et j'ai les cheveux bouclés. Tout ce que les magasines bannissent de leurs shooting donc. Peu importe. Vous n'imaginez pas comme j'aime tout cet univers du blog. Notamment dans les "splendides". Vous devez comprendre pourquoi je les appelle comme ça. J'aime tout chez ces filles, elles sont drôles, culturées (c'est pas français, je sais), belle, et différente sans se le cacher. En gros, elles sont géniales.
Et il y a Misery et ses travaux photos... Je ne sais pas comment le définir. J'adore ce qu'elle fait, c'est tout.

De plus, elles remettent totalement en question tout ce que ma mère m'a assené avec force depuis que j'ai laissé entendre que je voulais être gothique (et à cause de la bride maternelle j'ai dû abandonner l'idée même). Comme quoi tout les gens "comme ça" attiraient des gens pas nets avec de la came à tout va et l'alcool et la débauche et tout et tout. De quoi devenir une vraie parapétiprostipute gothique avec les cernes et le joint collé entre les dents. C'est l'idée générale. Bien sûr, les cheveux rouges/violets/bleus/verts ou autres, les robes qui mettent en valeur sans abuser et le maquillage un minimum voyant entrent aussi dans la ligne de feux. Autant dire que je suis une fille en extérieur banale avec un perfecto, une casquette et des doc martens (amour de ma vie). Bon d'accord, c'est pas forcément courant. Mais plus que ce que je veux être.
Mon style actuel est un compromis avec ce que je veux et ce qu'elle accepte. Disons qu'elle s'habillait un peu pareil dans sa jeunesse donc que ça la gêne pas plus que ça. Mais j'ai bien compris le "pas plus". J'en ai marre.

Je ramène tout ceci avec le sujet premier de cet article qui est le bac et ses conséquences dans ma vie et j'en viens à me dire que 'qui vivra verra" et que c'est normal qu'un changement comme celui-ci me fait peur. Moi qui a toujours été dans le même coin paumé de campagne. Qui n'a pas changé d’établissement scolaire depuis la quatrième (vive les collèges-lycées de campagne!). Qui ne s'est jamais vraiment prise en main et qui n'a jamais vraiment vécu en ville. Beaucoup de changements, d'un coup.

Je viens aussi de me rendre compte que je n'arrête pas de me plaindre sur ce blog. En même temps, je ne vois pas de quoi parler. Mais vous devez en avoir marre, nan? Toujours les mêmes sujets de conversation. Un peu lourdingue la fille. Mais au diable tout ça, je continuerais quand même. Et qui sait? Quand je serais à Angers, je posterais peu-être des trucs plus intéressants sur les livres que j'ai lu, les films que j'ai vu, ou les textes que j'ai écrit.

On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.