Je ne comprends pas pourquoi tant de gens détestent Baudelaire. Même si mon avis n'est pas vraiment objectif vu que c'est mon poète préféré, je ne conçois pas que l'on puisse détester ainsi autant un auteur, surtout un poète car quel qu'il soit, il fera forcément au moins un poème qui pourra plaire. J'ai conscience que la poésie est quelque chose de peu apprécié en général dans notre société. C'est une forme de littérature qui demande une sorte de lenteur dans la lecture et dans la compréhension et notre monde veut toujours aller plus vite. C'est donc incompatible.
Je parle de Baudelaire mais il en est de même de Rimbaud, de Paul Eluard ou Apollinaire. Je ne parle même pas de Hugo ou de Du Bellay... C'est la même chose pour tout les poètes. Quand je dis que mon livre préféré est Les Fleurs du Mal, les gens me regardent avec des yeux ronds. Oui, j'aime la poésie, la vénère même car pour en faire il faut montrer une attention minutieuse aux petits détails qui peuvent sembler insignifiants mais qui transportent toute la magie de la vie. C'est quelque chose d'important et de sublimateur dans nos pensées. Je connais peu de gens qui aiment cet aspect. Ils préfèrent les romans, ou les bande-dessinées.
En même temps, je ne suis pas très difficile, j'aime toute littérature, toute poésie, je lis même des essais du moment que le sujet me parle un tant soit peu. L'amour des lettres se perds tout de même de plus en plus malgré la baisse du nombre d'analphabètes en France. C'est dommage. C'est une grande partie de notre culture qui repose sur cet art. Car c'est de l'art. Le français a toujours été considéré comme la langue raffinée par excellence. Ce n'est pas pour rien. Cette langue est compliquée, laborieuse à apprendre pour des étrangers, elle possède nombre de mots complexes, longs, magnifiques et nobles. Mais c'est une langue de plus en plus marginalisée même au sein de son propre pays.
Rejeter la littérature, la poésie et la langue, c'est rejeter ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce qui a donné cette image de la France dans le monde, c'est rejeter tout ce qui est beau dans les mots que l'on vulgarise de plus en plus. Moi-même, je parle beaucoup moins bien français que je ne le devrais, c'est pourquoi je m'efforce de m'améliorer. Mais je fini toujours par perdre foi. Dans une société où utiliser les mots "atterrée" ou "lassée" vous fait être regardée par des adultes comme une extra-terrestre, j'ai toutes les raisons d'avoir peur ne croyez-vous pas?
Je m'inquiète pour l'avenir de notre langue et de notre culture. Surtout pour quelqu'un qui adore s'amuser avec les mots, les tournures de phrases et les sons de notre langue comme moi. J'ai beau savoir à peu près parler anglais, j'évite au maximum d'utiliser des anglicismes quand je parle ou quand j'écris, même à mes amies. Je fais des efforts à ma petite échelle mais cela me fait beaucoup de bien, au moins au moral.
Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
19 juin 2013
15 juin 2013
Etonnement
Je poste souvent ces dernier temps mais en fait là, c'était juste pour mettre une image gif qui m'a parlé.
J'ignore pourquoi mais cette image me parait juste superbe et complexe. Pourquoi les oiseaux volent-ils ainsi dans tout les sens? Sont-ils affolés, perdus? Cette ambiance un peu glauque doit-elle faire peur ou intriguer? Liberté? Horreur? Vol? Changement?
Cette image m'inspire, ça arrive parfois et on en ignore la raison. Voilà qui est bien étrange.
J'ignore pourquoi mais cette image me parait juste superbe et complexe. Pourquoi les oiseaux volent-ils ainsi dans tout les sens? Sont-ils affolés, perdus? Cette ambiance un peu glauque doit-elle faire peur ou intriguer? Liberté? Horreur? Vol? Changement?
Cette image m'inspire, ça arrive parfois et on en ignore la raison. Voilà qui est bien étrange.
4 mars 2013
Me revoilà! C'est la vacances, le soleil hivernal brille de mille feux et j'ai passé un weekend éreintant. Le théâtre prend un temps fou, c'est vraiment impressionnant, en plus nous n'avons pas été super à la première... Comme quoi...
Enfin bon, sinon j'ai été à Paris la semaine dernière après les bac blanc, avec le lycée... C'était pas mal, mais je ne vote pas pour l'ambiance avec les autres... --'
Par contre j'ai jamais autant écrit dans mon petit carnet de pensées! J'ai rempli quinze pages quand même. Je suis trop fière de moi.
Pour la peine je vous en donne un mini texte : (écrit au centre pompidou)
Palais de couleur et de vie,
Palais urbain criant à l'infini
Son désir de montrer
A tous la beauté.
Architecture bidonnante aux couleurs primaires,
Architecture inhabituelle habillée au grand air,
Ses artistes à ses pieds s'amusent
Avant que leur imagination ne s'use.
Enfin bon, sinon j'ai été à Paris la semaine dernière après les bac blanc, avec le lycée... C'était pas mal, mais je ne vote pas pour l'ambiance avec les autres... --'
Par contre j'ai jamais autant écrit dans mon petit carnet de pensées! J'ai rempli quinze pages quand même. Je suis trop fière de moi.
Pour la peine je vous en donne un mini texte : (écrit au centre pompidou)
Palais de couleur et de vie,
Palais urbain criant à l'infini
Son désir de montrer
A tous la beauté.
Architecture bidonnante aux couleurs primaires,
Architecture inhabituelle habillée au grand air,
Ses artistes à ses pieds s'amusent
Avant que leur imagination ne s'use.
23 janvier 2013
28 septembre 2012
7 juin 2012
Mon rire n'est que façade
Cachant un esprit maussade
La vie me parait fade...
Ou comment être apathique toute la journée... Une histoire qui prends trop d'importance dans les esprits de ma classe et du niveau au-dessus... Ces même esprits qui s'échauffent à l'approche de la fin des cours... Et moi, blasée, fatiguée et morne dans ce paysage chamboulé. Exténuée...
4 juin 2012
Cycle
Cette vie qui doucement passe
De notre rythme jamais ne se lasse;
M'entrainant dans sa ronde souple
Comme danserait un jeune couple.
Et mûrit au fil des saisons
Diverses idées, savoirs et pensées,
Prises d'ardentes passions
Oubliées au creux de l'été.
Vois ton visage lisse et calme,
Lointaines tempêtes chavirant l'âme;
Comme une mer si ancienne
Où s'évanouit toute ta haine.
Bat lentement le sourd tambour,
Tel sonne le glas précédant la mort;
Lorsque cesse le bruit sourd,
J'étouffe, et la bise me mord.
De notre rythme jamais ne se lasse;
M'entrainant dans sa ronde souple
Comme danserait un jeune couple.
Et mûrit au fil des saisons
Diverses idées, savoirs et pensées,
Prises d'ardentes passions
Oubliées au creux de l'été.
Vois ton visage lisse et calme,
Lointaines tempêtes chavirant l'âme;
Comme une mer si ancienne
Où s'évanouit toute ta haine.
Bat lentement le sourd tambour,
Tel sonne le glas précédant la mort;
Lorsque cesse le bruit sourd,
J'étouffe, et la bise me mord.
28 avril 2012
"Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés."
Les Fleurs du Mal de Baudelaire
Telle est celle qui vit dans mon imagination et qui fait fleurir des pages entières couvertes de mots. J'espère un jour finir ce roman qui attend sagement d'être couché sur le papier.
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés."
Les Fleurs du Mal de Baudelaire
Telle est celle qui vit dans mon imagination et qui fait fleurir des pages entières couvertes de mots. J'espère un jour finir ce roman qui attend sagement d'être couché sur le papier.
22 décembre 2011
Paysage.... d'automne.
Cette vallée qui s’étend devant moi;
Ces paysages changeants mais si semblables;
Cette couverture grisâtre oppressante et quasiment uniforme;
Ces champs sombres d'où émergent des centaines de buissons
squelettiques alignés comme des rangées de tombes brunâtres;
Ces étendues verdoyantes entrecoupées de veines boueuses et de
clôtures abimées;
Ces maisons anciennes, si majestueuses ruines servant d'auberge aux
chauve-souris et aux rats;
Cette façade rouge sombre, presque marron semblable au sang séché;
Ces églises fières affrontant les ravages du temps;
Ces creux soudain où des rivières calmes et sales coulent;
Ces collines rocailleuses et puissantes imprégnées de la rancœur
des adultes, de la nostalgie des vieillard et de la peur des enfants;
Ces bêtes abandonnées qui attendent désespérément auprès de
leur abris délabrés;
Ces arbres décharnés et tristes;
Ces solitaires orangées se balançant au vent;
Ces haies si vertes et pourtant si ternes;
Ces chênes centenaires si seuls, fatigués, morts.
Inscription à :
Articles (Atom)